La glace fond sur les doigts des enfants heureux
Et si grandir, c’était apprendre à vivre avec les absences sans renoncer à la joie ?
Résumé
Août 1990, île d’Oléron. Raphaël a huit ans, Victoire en a cinq.
Leur mère est partie « faire une course » et n’est jamais revenue.
Sur la plage, la main de sa sœur serrée dans la sienne, Raphaël essaie d’être le grand, celui qui rassure, celui qui tient bon alors que le monde vient de se fissurer.
Des années plus tard, chacun a tenté de se reconstruire comme il a pu : familles éclatées, recomposées, vies cabossées, deuils qu’on ne digère jamais vraiment. Il y a les silences, les secrets, les pères absents, les mères disparues, les deuils impossibles… et puis les rencontres inattendues, celles qui donnent une autre forme au mot « famille ».
Entre l’Île d’Oléron, le Var, Reims et d’autres lieux de passage, les voix de Raphaël, Victoire, Laurène, Pierre, Louise, Léa, Léon, Eulalie et les autres se répondent, se heurtent, se cherchent. Ensemble, ils dessinent une fratrie qui ne doit rien au sang mais tout au cœur.
Un jour, autour d’un dessert partagé, quelqu’un laissera vraiment sa glace fondre sur ses doigts.
Et ce sera peut-être la plus belle preuve de bonheur qu’on puisse offrir à ceux qu’on aime.
Thèmes
- Fratrie, familles choisies et liens invisibles
- Abandon, deuil, deuils impossibles
- Reconstruction, résilience, secondes chances
- Ce qui fait une famille quand tout a volé en éclats
« Victoire me tient la main. De plus en plus fort. Je ne sais pas si c’est la transpiration ou ses larmes, mais c’est tout mouillé entre nous. Je n’arrive plus à la consoler, alors j’ai décidé de sortir pour aller chercher maman. Comme elle ne revient pas, c’est peut-être qu’elle nous cherche aussi ou alors qu’elle ne retrouve plus le chemin de la maison de vacances.
Maman dit toujours que si l’on se perd sur la plage, on doit aller au poste de secours. Alors peut-être qu’elle y sera, à nous attendre. Parce que là : ça commence à faire trop long… »
À propos du roman
La glace fond sur les doigts des enfants heureux est un roman choral, sensible et intime, sur ce que la vie enlève trop vite… et sur ce qu’elle offre encore, parfois, quand on accepte de se laisser approcher.
